L’atelier

Le geste plutôt que la série.

À Sainte-Croix, dans un ancien atelier de précision, je forge des couteaux comme on écrit à la main : lentement, sans raccourci, une pièce à la fois. Voici la démarche.

Matthias · coutelier-forgeron · Sainte-Croix depuis 2016

La main derrière la lame

Un métier appris au feu, pas à l’écran

J’ai découvert la forge presque par accident, en réparant un vieux couteau de famille. Le son de l’acier sur l’enclume ne m’a plus lâché. Après des années auprès de couteliers en France et au Japon, j’ai posé ma forge ici, dans le Jura vaudois — une région où la précision est une culture.

Je ne fabrique rien que je ne saurais réparer. Chaque couteau qui sort d’ici peut revenir : réaffûté, remmanché, entretenu. Un bon couteau n’est pas un achat, c’est une relation.

2016 La forge s’installe à Sainte-Croix
20–40 h De travail par couteau
~60 Pièces uniques par an, pas une de plus
Aciers carbone & damas · bois du Jura et essences stabilisées

Les matières

Rien de neutre, tout est choisi

L’acier fait le tranchant : carbone pour le fil qui mord, inox pour la tranquillité d’entretien, damas quand on veut que la lame raconte quelque chose. Le bois fait le caractère : frêne clair du Jura, noyer profond, olivier veiné.

  • Acier damas — jusqu’à 120 couches, motif révélé à l’acide
  • Bois local — séché à l’atelier, stabilisé pour ne pas travailler
  • Laiton & cuivre — mitres et rivets tournés à la main

La démarche

Ce à quoi je m’engage

Pièce unique

Jamais deux couteaux identiques. Le vôtre porte un numéro et l’année, gravés dans la soie.

Réparable à vie

Réaffûtage, remise en état, changement de manche : votre couteau revient à la forge quand il en a besoin.

Fait ici

De l’acier brut au fil final, tout se passe à Sainte-Croix. Aucune sous-traitance, aucune importation finie.

Visite

Venez sentir la chaleur de la forge

L’atelier s’ouvre sur rendez-vous. Poussez la porte, regardez naître une lame, parlez de votre projet.