L’atelier
Le geste plutôt que la série.
À Sainte-Croix, dans un ancien atelier de précision, je forge des couteaux comme on écrit à la main : lentement, sans raccourci, une pièce à la fois. Voici la démarche.
La main derrière la lame
Un métier appris au feu, pas à l’écran
J’ai découvert la forge presque par accident, en réparant un vieux couteau de famille. Le son de l’acier sur l’enclume ne m’a plus lâché. Après des années auprès de couteliers en France et au Japon, j’ai posé ma forge ici, dans le Jura vaudois — une région où la précision est une culture.
Je ne fabrique rien que je ne saurais réparer. Chaque couteau qui sort d’ici peut revenir : réaffûté, remmanché, entretenu. Un bon couteau n’est pas un achat, c’est une relation.
Les matières
Rien de neutre, tout est choisi
L’acier fait le tranchant : carbone pour le fil qui mord, inox pour la tranquillité d’entretien, damas quand on veut que la lame raconte quelque chose. Le bois fait le caractère : frêne clair du Jura, noyer profond, olivier veiné.
- Acier damas — jusqu’à 120 couches, motif révélé à l’acide
- Bois local — séché à l’atelier, stabilisé pour ne pas travailler
- Laiton & cuivre — mitres et rivets tournés à la main
La démarche
Ce à quoi je m’engage
Pièce unique
Jamais deux couteaux identiques. Le vôtre porte un numéro et l’année, gravés dans la soie.
Réparable à vie
Réaffûtage, remise en état, changement de manche : votre couteau revient à la forge quand il en a besoin.
Fait ici
De l’acier brut au fil final, tout se passe à Sainte-Croix. Aucune sous-traitance, aucune importation finie.
Visite
Venez sentir la chaleur de la forge
L’atelier s’ouvre sur rendez-vous. Poussez la porte, regardez naître une lame, parlez de votre projet.